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 Oeuvres de ma plume!

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Ortie
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MessageSujet: Oeuvres de ma plume!   Sam 5 Mai - 23:28

Bon alors c'est parti! Comme promis avalanche de nouvelles, histoires et autres!

On commence avec les nouvelles

Traque

Il hésita quelques instants, puis commença à écrire sur le parchemin.

Je crois que j’avais dix ans, la première fois que je L’ai vu. Si belle et si gracieuse, la matière de Ses ailes semblait être de la soie, Elle avait des cheveux noirs qui tombaient en cascade sur Ses épaules. Nous étions près de la mare, au fond du jardin, Mère avait sa belle robe, la verte, qui lui arrivait jusqu’aux genoux. Ses cheveux roux flamboyants étaient relevés en chignon, elle avait mis ses lunettes noires et carrées, et elle avait un sourire aux lèvres, doux et rêveur. Je jouais avec l’eau quand je L’aperçus, Elle était assise sur un nénuphar, me regardant, Elle aussi. J’étais torse nu, Elle voleta jusqu’à moi, se posa sur ma poitrine y apposant une marque qui ne devait jamais disparaître, une étoile argentée. Le soir, mes parents se disputèrent, mon père désapprouvait le choix de ma mère, il criait qu’elle n’aurait pas du me La montrer, ma mère répondit que j’étais assez grand pour La voir. Lorsque je me couchais, je me sentais malheureux mais en même temps j’étais heureux car j’avais vu ma première Fée.

La deuxième fois, c’était au même endroit, cette fois, Elle s’était lovée dans une fleur, se gorgeant de la chaleur du soleil, Elle n’avait changé. Moi en revanche, j’avais quinze ans, une tignasse rousse avait poussé sur ma tête, j’avais grandi, j’était toujours aussi maigre, avec plein de taches de rousseurs, ma Tâche avait perdu de son éclat argenté. Un craquement me fit me retourner, je vis mon père, il avait un visage dur, il m'envoya dans ma chambre, je ne comprenais rien, mais je ne L'oubliais pas, Elle hantait mes rêves et mes cauchemars.

Mais j’ai oublié quelque chose, je ne me suis pas présenté. Je m’appelle James Barryc, fils d’Emma et de Peter Barryc, je vis en Angleterre, dans le Devon. J’ai vécu toute ma vie cloîtré dans cette maison, écarté des autres, pourquoi? Je ne sais pas trop, Père dit que j’ai une maladie grave qui empêche tout contact avec les autres enfants. C’est qui est mon précepteur, Mère m’enseigne plutôt tout ce qui est manuel. Mon père est différent de ma mère, il a les cheveux bruns, une moustache, un visage assez dur, contrairement à ma mère, où tout est douceur, c’est une sorte de Fée. Fée.
Ce mot est devenu tabou chez moi, surtout depuis ma deuxième rencontre. J’ai souvent essayé d’en parler avec mon père, mais à chaque fois, il se ferme, déviant de sujet.

Pour mes seize ans, mes parents m’ont emmené à Londres. C’était la première fois que je sortais, j’étais complètement excité, durant tout le voyage en train, je ne cessais de poser des questions, mais parents souriaient mais semblaient sombres en même temps, enfin le train s’arrêta et un flot de voyageurs descendirent avec nous. King Cross... Je n’oublierais jamais ce nom. Plus j’avançais dans les rues bondées, plus les gens me dévisageaient l’air curieux, comme si j’étais une bête de foire. Je questionnais mes parents du regard mais ils ne répondirent pas, des larmes silencieuses coulaient le long des joues de ma mère. A présent toute joie était retombée, j’observais les rues sans vraiment les voir. Nous arrivâmes devant un bâtiment administratif à l’aspect pitoyable, je lus une plaque dorée sur laquelle était inscrit: Bureau de Détection des Faeries. Je ne connaissais pas ce mot. Un secrétaire à l’air hautain nous fit entrer dans une sorte de salle d’attente, il y avait deux chaises en bois, une petite table avait quelques magazines et un tableau représentant une fleur, la tapisserie s’était à moitié décollée du mur et la pièce était humide. Je restais debout, mes parents s’assirent mal à l’aise.
« Où est-ce qu’on est? »
J’avais posé la question d’une voix calme. Mes parents se regardèrent, hésitants, ce fut ma mère qui commença d’une voix mal assurée.
« Eh bien… Nous te devons des explications sur les seize années qui se sont écoulés. Comme tu as pu remarqué tout à l’heure, toi et moi, étions les seuls à avoir des cheveux roux. 
-Oui, j’ai surtout remarqué les regards des gens, fis-je froidement.
-Cela signifie ton appartenance à la race des Faeries, « ceux qui peuvent voir » en langage Féerique.
-Voir quoi?
-Les Fées. Celle que tu as vu, est ton compagnon de vie. Elle meurt quand tu meurt, Elle est triste quand tu es triste, bref Elle partage tout avec toi, et tu peux communiquer avec Elle. Cette Tâche que tu as reçu est un autre signe. Tu es un Faery. Et les humains normaux ne nous acceptent pas, c’est pourquoi le Gouvernement nous demande de rester cloîtré dans nos maisons le plus possible jusqu’à nos seize ans.
-Et après.
-Après nous sommes envoyés dans une… Espèce de réserve.
-Donc nous sommes encore enfermés jusqu’à notre mort.
-Certains non, ils sont choisis pour faire d’autres « spécimens » de la race, répondit mon père.
-Mais toi, tu n’es pas de cette race.
-Non, fit-il simplement.
-Donc je suis censé vivre jusqu’à la fin de mes jours dans une « réserve », repris-je. 
Ma mère hocha la tête les yeux embués de larmes, mon père se composa un visage neutre. 
« Nous sommes beaucoup?
-Assez oui.
-Je peux contacter ma Fée quand je veux?
-Oui. »
Je me laissais glisser le long du mur et prit ma tête dans mes bras.

Quelques minutes plus tard, la porte s’ouvrit, je levais la tête résigné, c’est ma seule occasion de fuir, je lançais un dernier regard à mes parents, gravant leur image dans ma mémoire, et bondit sur l’officier.
« James! »
La voix de ma mère me traversa comme si j’étais un fantôme, je ne me retournais pas. Et sortis le plus vite dans les rues ensoleillées de Londres, je vis un bus qui s’arrêtait, je montais dedans et lançait une pièce au conducteur, il me donna un ticket, j’allais au deuxième étage, me dissimulant le plus possible, j’étais à côté d’une vieille dame. Le bus démarra, puis s’arrêta quelques secondes plus tard, j’entendis le chauffeur parler.
« Un roux, non monsieur, vous savez, je vois des centaines de gens chaque jour, alors…
-Je vais quand même vérifier. »
Je jetais des regards affolé autour de moi, cherchant desespèrement une cachette, quelqu’un me tapota l’épaule, je me retournant, imaginant le pire, c’était la vieille dame.
« Cache-toi dans mon sac. »
Je jetais un coup d’œil au sac posé à ses pieds, il était énorme. J’hochais la tête et m’empressais d’entrer dans le sac, elle me recouvra de quelques habits et de sacs plastiques, j’entendis le pas de l’officier, il s’approcha, je le vis par un trou, il scrutait le bus et regarda le sac.
« C’est quoi?, fit-il à la dame en montrant le sac.
-Mes courses. »
Il fixa le sac quelques instants puis partit du bus, je soupirais, la vieille dame me fit signe de sortir. Je remerciais mille fois la vieille dame, elle sourit simplement.
« Mon mari était comme toi.
-Qu’est-il devenu?
-Il a été tué lors d’une fuite. »
Une larme coula le long de sa joue, je la laissais à son chagrin. Nous arrivâmes à la gare, je la remerciais une dernière fois, et descendis du bus. J’achetais quelques affaires et provisions. Je m’approchais de la cabine.
Un vieux moustachu m’accueillit avec un sourire.
« Un billet pour Liverpool, s’il vous plaît.
-En fuite?
-Oui.
-39 £50, s’il te plaît.
-Voilà.
-Merci et au revoir. »
J’attendais quelque minutes puis montais dans le train. Il démarra quelques secondes plus tard, je regardais la ville défiler sous mes yeux puis je plongeais dans un sommeil profond.

Il posa sa plume et contempla le port, il jeta un coup d’œil à sa montre, il lui restait une petite demi-heure avant le départ. Il mit les feuilles dans une enveloppe, écrivit l’adresse et la posta à la poste. Puis il réajusta son sac sur ses épaules, il se passa une main dans sa tignasse rousse, et se mit en direction du quai d’embarquement. Il donna son billet à un contrôle et embarqua. Un quart d’heure le bateau démarra, le vent agita ses cheveux, il regarda l’horizon, il soupira et pensa à sa destination, Eireann, l’Irlande...

Duel

La neige tombe, les flocons se déposent sur la couche blanche qui couvre le champ, je suis glacé, ma cape ne sert plus vraiment à rien, je me secoue. Le Duc Arkan tourne en rond, pestant et marmonnant dans sa moustache.
“Quelle idée de se battre par un temps pareil! Et l’autre qui n’arrive pas.”
Je n’y fait pas attention, et regarde la neige tomber, une tristesse infinie se glisse dans mon cœur, le glaçant encore plus. J’entends le bruit de sabots sur la neige, enfin il est là. Il descend dignement de son cheval, me toisant avec un sourire narquois.
“Déjà là? Pressé de mourir?”
Je serre les dents et ne réponds pas. Il s’approche de moi, ses yeux marrons me fixent, il sourit toujours.
“Prêts messieurs?
-Bien sûr mon cher Arkan, répond-il.”
Le duc frémit en l’entendant prononcer son nom et me jette un coup d’œil, je hoche la tête doucement, et reporte mon attention sur l’autre qui trésaille sous mon regard bleu acier.
“Bien, trois mètres entre vous...Voilà, dégainez à mon signal...
Nous nous écartons, je pose la main sur la poignée de mon épée, et regarde calmement mon adversaire.
“Un...”
Un souvenir jaillit de mon esprit, mon père me regardait en me disant que j’étais vif et que je ferais un bon combattant et la fierté de ma famille, je secoue la tête.
“Deux...”
Mon souffle se transforme en buée, qui s’envole en virevoltant vers le ciel blanc.
“Trois...”
Ma main resserre son étreinte sur la poignée, il me fixe le regard vide.
“Allez-y!”
Il bondit le premier, l’épée dégainée, visant ma tête; je riposte et écarte l’épée d’un geste, je réplique vers sa jambe. Il bloque le coup et me rejette, je trébuche et m’étale sur la neige, il en profite et enfonce son épée dans mon bras. Je grogne, et me relève en plongeant vers lui, je réussis à le blesser à la cuisse. Dans son regard, une lueur de haine jaillit, et il fonce vers moi, je m’écarte, et il frappe dans le vide, je le pousse dans la neige d’un coup et reprends mon souffle. Il se lève et fait une pause lui-aussi, ce fut sa seule erreur.
Je le blesse au flanc, il crie de douleur,je recule précipitement, un cri retentit, je tourne la tête, et vois ma femme, Maria, elle est affolée, je ne l’avais pas prévenu, je souris tristement, elle me montre quelque chose, je reporte mon attention au duel et vois mon adversaire qui plante son épée dans ma poitrine. Pendant un moment je ne vis plus rien et ne sentis plus rien puis la douleur m’envahit, telle une vague, je sens la morsure du fer déchirer mes entrailles, froide est la douleur, l’épée se retire et une lueur de triomphe brille dans les yeux de mon adversaire.
Je sens mon corps inanimé qui tombe comme une pierre, je bouge légèrement et vois le sang qui s’écoule de ma blessure, teintant la neige en rouge. La vie me quitte, lentement et douloureusement, je vois des visages penchés au-dessus de moi, qui crient mais je n’entends plus rien, silence absolu. Je pousse mon dernier souffle et le vois s’envoler vers le ciel, vers autre chose, la vie se détache de moi, je me vois étendu le regard vide, une mare de sang qui s’étale autour de moi, le Duc et Maria à mes côtés, et mon adversaire en retrait qui me contemple, un sourire au lèvres, si je pouvais moi-aussi sourire, je le ferais, je sourirais à la mort...

Arte Moderna

Qu'est-ce que je fais là?
Cette question,je me la suis posée une dizaine de fois depuis que j'étais à ce vernissage.Je me souviens même pas du nom de l'artiste,c'est pour vous dire... Je patiente pendant que le directeur fait son discours,j'écoute d'une oreille distraite,son discours équivaut à un roman,il n'en finit pas "...et nous avons collaborés à l'élaboration de cet art qu'est la peinture...",mon oeil! Je suis déçu,par ce que je vois,par l'artiste-qui a l'air d'avoir un Q.I,largement en-dessous de la moyenne(c'est le genre d'homme qui sourit tout le temps-avec un petit air bête- et qui fait le spécialiste)- et par les gens qui sont là-ils ont l'air de ceux qui viennent juste pour faire genre"j'ai été à une exposition" (j'imagine la tête de leurs auditeurs poussant des cris d'étonnement).
Qu'est-ce que je fais là?
La seule chaise disponible est occupée par un monsieur fort corpulent qui n'arrête d'essuyer sont son crâne chauve avec un mouchoir,j'attends quelle se libère... Miracle!Je me dirige discrètement vers la chaise mais une vieille dame me devance,elle me fait un sourire de triomphe,je grimace dégouté et fait demi-tour.Le directeur finit son discours,quel soulagement!Tout le monde se rue sur le buffet(moi y compris) puis fait mine d'aller voir les peintures,je m'arrête devant une toile...Comment dire?...Très originale!Un point rouge au millieu de la toile verte!
"Elle vous plaît?" Je me retourne et aperçoit le peintre souriant.
"Euh...C'est à dire que...
-Elle s'appelle "le nombril du monde".
-Ah?,je fais l'air très interessé.
-Oui ça m'a pris un an pour la faire." Je suffoque interieurement.Un an pour faire une toile pareille!Le peintre prend mon effarement comme un compliment.
"Elle vous interesse?Elle vaut douze mille cinq cent euros normalement,mais comme vous me paraissez très sérieux,je vous la fait à dix mille euros.
-Trop aimable,marmonnais-je.
-Vous avez dit quelque chose?
-Non,non!Euh...Si ça vous dérange pas je vais regarder les autres!
-Faites donc mon ami!"
Mon ami?Et puis quoi encore!
Qu’est-ce que je fais là?
Je respire un bon coup et me retourne, poursuis mon chemin et j’arrive devant une toile, rouge cette fois, avec un point jaune, je regarde le titre: “le nombril du monde n°2”.Ok, c’est super, je passe à la troisième: là, elle est jaune avec un point bleu au milieu. Quelle originalité!”Le nombril du monde n°3”.Encore une preuve de son inventivité!Je jette un coup d’œil à la quatrième, toujours pareil! Bleue avec un point orange au milieu! Et c’est pareil avec toutes les couleurs qui existent sur toute une grande salle. Je pénétre dans la deuxième salle. Ah ça change! Maintenant c’est un triangle au milieu! Et ça s’appelle “le triangle des bermudes”.
“C’est magnifique cette série.”
Je me retourne et aperçois une dame avec des cheveux blancs qui discute avec l’artiste. Oh chouette! Et ils aiment ça? Non, mais vraiment! Dans quel monde je vis? Je suis quand même pas le seul à ne pas aimer tout de même?
Qu’est-ce que je fais là?
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Ortie
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MessageSujet: Re: Oeuvres de ma plume!   Sam 5 Mai - 23:28

Début de la Troisième Guerre Mondiale...

Guillaume traversa le champ le bataille, il n'y avait que des cadavres d'elfes ou d'humains, le plus souvent tranchés en deux ou décapités, il réprima son envie de vomir en sentant l'odeur qui régnait. Il s'arrêta devant le corps sans vie d'un jeune elfe, il était blond et beaucoup trop jeune.
Le jeune officier français ferma les yeux et se remémora les évenements des derniers mois.Le 12 septembre de l'an 2730, les scientifiques avaient élaborés une nouvelle espèce dérivée de l'humain, les elfes, cela faisait des décennies qu'il recherchaient et qu'ils manipulaient des humains. Tout ça, sous le plus grand secret, c'était les américains qui avaient commencés les premiers, puis ensuite ce fut les japonais, les anglais, les allemands, les italiens et enfin les français. Le président de l'époque n'avait pas résisté longtemps devant les succès des autres pays.
Au début, les elfes étaient peu, et partout où ils allaient, ils étaient acceuillis comme des princes, on les avaient appelés ainsi en raison des créatures leur ressemblant mentionnés dans les livres du vingtième et vingt-et-unième sciècle.
Puis, ils se sont reproduits au fil des années, et ont commencés à devenir presque envahissant, les humains ont de moins en moins appréciés leur présence.
30 Mai 2962, les premières révoltes ont éclatés au États-Unis, puis ils se sont mis à retirer de plus en plus de droits aux elfes. Ceux-ci, bien entendu, n'ont pas appreciés ces mesures et se sont aussi révolté.
Bientôt deux clans se sont formés, ceux qui étaient pour les elfes, et ceux qui étaient contre.
5 Août 2962, les scientifiques ont trouvés le moyen de voyager dans le temps et de sauver des personnes dans le passé, notamment des personnalités importantes.
13 Octobre 2962, la guerre s'est officiellement déclarée, les humains contre les elfes.
Et c'est ainsi que Guillaume s'était fait engagé, il n'avait rien contre les elfes amis mais ne souhaitait pas être dans les camps adverses comme beaucoup d'autres et puis les évenements s'était enchaînés trop vite, maintenant il se battait contre une race, pour la première fois, toutes les religions se battaient dans le même camp, un miracle aux dires des historiens. C'était un chef allemand qui avait déclaré la guerre, personne ne savait son nom.Guillaume rouvrit les yeux et soupira.
"Sergent?"
Il sursauta et se retourna, il reconnut Sébastien.
"Oui?
-Le chef allemand vient d'arriver. Tous les officiers doivent être présent.
-Le chef allemand? Pourquoi? Ici?, s'étonna l'officier français.
-On devient important sergent!"Déclara amusé Sébastien."On est aux premières loges!"
Guillaume sourit tristement.
"Aux premières loges d'une atrocité!"
Sébastien croyait fermement que les elfes les envahissaient.
"Il ne faut pas dire ça sergent!
-Je sais Sébastien, je sais..."
Le jeune officier retraversa le champ bataille en sens inverse, suivant le jeune soldat. Soudain, son compagnon s'arrêta.
"Qu'il y a t-il?"
Sébastien lui fit de se taire, Guillaume regarda ce que son bras montrait. Un elfe était encore vivant et implorait de l'aide.
"S'il vous plaît..."
Le jeune soldat prit son pistolet et visa l'elfe qui arrondit ses yeux. Guillaume faillit lui dire de s'arrêter mais s'abstena, il n'avait pas le droit. Sébastien tira, l'elfe mourut sans rien dire. Guillaume déglutit difficilement et suivit le soldat à travers le camp. Les autres officiers s'étaient alignés en ligne, il s'installa à côté du capitaine Oslak qui lui fit un clin d'œil. Guillaume esquissa un demi-sourire puis baissa les yeux.
Quelques instants plus tard, tout le monde s'agita, il arrivait. Guillaume arrangea sa tenue et regarda vers l'endroit où il devait venir. Il distingua la voiture, et le vit. Guillaume se sentit pâlir, ils n'avaient pas osés, non ce n'était pas possible! Il le reconnut parce qu'il avait vu des dizaines de fois ce visage dans les livres d'histoire, il respirait à présent difficilement, non...Pas lui, pas Hitler...!

L'Autre monde...

Il déambulait, l'air desintéressé dans les rues du Quartier-Ilôt Interieur,il se frotta les mains pour se réchauffer, l'hiver était plus froid que d'habitude,les scientifiques appelaient le Réchauffement.Tan haussa les épaules, il n'y croyait pas. Ses yeux gris perçants balayèrent les alentours du regard, il repoussa distraitement une mêche blonde qui obstruait sa vue, il arrivait en vue du Marché, il sourit, espérant chiper quelque chose à manger, il n'avait rien mangé depuis des jours, son ventre gargouillait desespérement, malheureusement sa bourse était plate, et il était trop épuisé pour travailler. Tan s'approcha nonchalant, les mains dans les poches, sifflotant légèrement, les gardes le regardaient méfiants, il ne dit rien pour ne pas provoquer des soupçons. Ceux qui ne respectaient pas la loi étaient dûrement chatiés. On torturaient les assassins et on tuait les voleurs. Depuis q'Uron était au pouvoir, tout avait changé, y compris les habitants, personne ne lui proposait de l'héberger une nuit, enfin, il ne fallait pas rêver! Ceux qui hébergaient clandestinement des étrangers, devaient payer une amende. Il soupira, il allait devoir voler.Il traversa la passerelle et entra dans le Marché.
Le bruit régnait en maître, tout le monde criait. Il s'approcha d'un stand de scupltures en bois, il vit un dragon, la plus belle créature des cieux, et toutes sortes d'animaux. Il s'éloigna tranquillement, puis lorsqu'il fut hors de portée des gardes, il commença à s'interesser au stands de nourriture.
Il s'avança, en regardant s'il n'y avait pas de gardes et fit semblant de regarder la nourriture. Le marchand était occupé avec une autre cliente, c'était le moment.Il saisit vivement un morceau de pain.
Mais le marchand avait suivi le manège du garçon et hurla:
"Au voleur!Au voleur!"
Tan détala en courant,il était mal,il retraversa la passerelle et réfléchit.Bon,je suis quasiment mort si je ne me sors pas de cette embrouille,se dit-il,je ne connais pas ces rues et je ne pourrais pas m'en sortir,alors à quoi ça sert de courir?
Mais le marchand avait suivi le manège du garçon et hurla:
"Au voleur!Au voleur!"
Tan détala en courant,il était mal,il retraversa la passerelle et réfléchit.Bon,je suis quasiment mort si je ne me sors pas de cette embrouille,se dit-il,je ne connais pas ces rues et je ne pourrais pas m'en sortir,alors à quoi ça sert de courir?
Heureusement, tout le monde était au marché et il n'y avait personne pour l'arrêter.
Il pénétra dans un Quartier-Îlot extérieur, les gardes toujours à ses trousses, il souriait, il filait vers son but.Il sauta par-dessus un mûret, provoquant l'envol d'oiseaux-dragons (ces bêtes avaient été surnomé ainsi car ils crachaient du feu, et malgré leur petite taille, étaient très voraces. Il croisa un Prêtre, qui l'observa, le regard vide mais lorqu'il vit les gardes à demi-morts de fatigue derrière lui,il poussa des cris d'alerte.Tan rigola malgré son essouflement. Un homme bondit pour l'intercepter, le jeune humain fit un bond de côté juste à temps,"ça aurait été trop bête de finir ainsi", pensa t-il.Enfin il vit une porte en forme d'arche, par laquelle passait un rayon de soleil, il passa dessous puis s'arrêta à bout de souffle. Il s'approcha lentement du bord, se retourna et s'immobilisa. Les gardes arrivaient quasiment à quatre pattes, respirant bruyement.
"'Au nom...D'Uron...Je vous arrête...Pour vol...Et fuite...,fit le plus agé, prêt à s'écrouler par-terre.
-Oui...Maintenant...Tu es coincé...",renchérit un autre.
Tan souria et recula un peu.Le premier adopta un visage alarmé.
"Ne fais pas ça!
-Pourquoi?, le défia le jeune homme.
-Parce que...Tu es trop jeune pour finir comme ça!
-Vous croyez que je préfère mourir dans une cellule moisie et puante? Si je fais ça, au moins j'aurais résolu un mystère!Au moins pour moi!
-Ceux qui on fait ça, ne sont jamais revenus!, rétorqua le troisième.
Parce que vous pensez qu'ils avaient envie de revenir? Regardez ce que nous devenus! Nous quasiment des monstres, pire des bêtes!"
Il jeta un coup d'œil derrière lui.
"Là, il y a peut-être un monde meilleur...
-Qu'en sais-tu?
-Justement.Adieu les amis!"
Le premier garde tenta de l'arrêter, mais il sauta. Et tomba. Il regarda en arrière et vit un garde qui secouait la tête d'un air désolé.IL tombait comme une pierre. Il approchait des nuages, il regarda une dernière fois la ville avec ses yeux gris puis se retourna définitivement. Un dragon monté par un garde fonça sur lui mais le rata. Tan s'enfonça dans les nuages, le cœur batant à toute vitesse.Enfin, il allait savoir! C'était profond, le noir l'entourait, puis tout s'obsurcit, il faisait atrocement froid. Tan eut un instant de panique. "Et si les Prêtres-Gardiens avaient raison?", se dit-il angoissé, mais il aperçut une faible lueur qui grandissait au fur et à mesure qu'il tombait. Enfin, il déboucha à l'air libre et ce qu'il vit le stupéfia. Ce qu'il ressentit ne peut être décrit par de simples mots. Il vit la vie, la paix, la joie, tout cele entrmelé de sentiments, tout dans son esprit se mélangeait. Il vit un monde, une civilaisation, un peuple qui cultivait, récoltait, échangeait, marchandait...Il sourit en pensant à ce que disaient les Prêtres-Gardiens:"l'Enfer! Mon œil!"
Le sol se rapprochait à toute vitesse,'c'est la fin."
Mais il avait vécu un moment magnifique, c'est une sorte de Paradis finalement . Il était heureux, au moins il avait vu ça. Il s'écrasa violement et ses derniers mots furent:
"Merci."

Voià pour l'instant.
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MessageSujet: Re: Oeuvres de ma plume!   Sam 5 Mai - 23:34

Je vous avais prévenu!

Bon les poèmes

T'es écroulé dans ton lit,
Avachi, anéanti,
Planant dans les cieux,
Ça se voit dans tes yeux,
À demi ouverts,
Rêvant de la mer.

Avant tu étais frêle,
Et pas rebelle,
Mais depuis que tu prends ta dose,
T'es moins morose,
Tu prends la vie du bon côté,
Mais tu vas droit dans le fossé.

Tu rêves,
Mais ta vie sera brêve,
Tu es dans un monde,
Pour nous immonde,
Et sans intêret,
Mais pour toi c'est la réalité.

Un monde parfait,
Pour l'éternité,
Mais au fond de ton corps,
Tu as des remords,
Au final, t'es parti,
Au paradis,
Dans l'infini.

Dans un avenir lointain...

La terre n'est que poussière,
Je sors des souterrains,
Là où il n'y a pas de lumière,
Marre du trains quotidien,
Tout ça c'est la faute des anciens,
Il n'ont pas fait attention,
Il ont fait preuve de prétention,
Quelle bande de chiens!

Il n'y a plus d'arbres,
Il n'y a plus rien de toute façon,
La terre est dévastée,
Plus rien ne pousse.
Nous vivons dans le noir,
Dans les profondeurs de la terre,
Où tout est sombre.
Je scrute les environs,
Que des ruines et des décombres,
Foutus anciens.

Je secoue tristement la tête,
Ils auraient du écouté.
Je redescends, dégoutée,
Par le spectacle,
De ce qui fut jadis,
La Terre.

Folie

Rêves enfièvrés,
Qui m'emportent,
Dans un monde désenchanté,
Où aucune porte,
N'est là, aucune sortie,
Pas à pas, je découvre surpris,
Ce chaos indescriptible,
Où rien n'est paisible.
Comme l'âme d'un trépassé,
J'erre dans ces contrées.
Tourbillons violets,
Sombres ou orangés,
Je sombre dedans,
Tout est flou,
J'entends un chant,
Je devient fou,
Des visages hurlent,
Des loups hurlent.
Puis tout s'arrête,
Et se finit cette fête,
Se déroulant dans ces paysages,
Morbides...Vides...
Et arides...
Et je me réveille en nage.

Chant

Cri du désespoir,
Lèvres entrouvertes dans le noir.

Voix qui traverse tout,
Chanson d'amour,
Cri du loup et du fou.

Paroles désordonnées,
Libres comme l'air,
Nulle part sur terre,
Qui jaillissent d'un poète désenchanté.

Chant de l'espoir,
Cherchant un moyen de se liberer,
De cette bouche dans le soir,
Et de disparaître dans l'été,
Pour encore croire...

À la vie...
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MessageSujet: Re: Oeuvres de ma plume!   Sam 5 Mai - 23:38

Champ de bataille

Je marche d'un pas lourd et lent,
J'ai arrêté de compter le temps,
Qe me prend la traversée,
De ce champ de bataille dévasté.

Je vois partout,
Des tâches écarlates,
Je tâte,
Le monde de dessous.

J'entends des cris d'agonie,
J'ai envie de les arrêter,
J'ai envie de rembobiner,
Le temps qui est parti.

Mes yeux se ferment de rage,
Je revois leur visage,
Où l'incompréhension se lit sur leur yeux,
Il auraient pu vivre plus vieux.

Trop de morts,
Trop de tristes sorts,
Trop de vies prises,
Trop de non-maîtrise.

Où est passé le bonheur?
Son remplacant est la peur.
Ces corps troués,
Sont des âmes enlevées.

Enfin, j'arrive au bout,
De ce champ où tout,
Sent le désespoir.
Mais persiste l'espoir,
De revoir la paix un jour,
Et la liberté pour toujours.

Et pour finir en beauté:

"T'es en retard!"
Gueule mon patron.
Je me suis couché trop tard,
Je me traite de c...n*,
Car j'ai renversé mon café,
Et je suis tombé,
Dans les escaliers,
Jurant sur mon imbecilité.

(refrain)

La tête dans les nuages,
Je ne suis que de passage,
L'esprit dans les cieux,
Je rejoins le ciel bleu...
Mes chaussettes,
Ne sont pas de la même couleur,
Je me cogne la tête.
Dans l'ascenseur,
On me bouscule,
Je reste planté,
Incrédule,
Oh, quelle journée!

(refrain)

L'ordinateur tombe en panne,
Partout on m'appelle,
On me tanne,
La secrétaire qui n'est pas belle,
Essaye de me séduire,
Pour la centième fois,
Mon cerveau est en train de cuire,
Mais pourquoi moi?

(refrain)

Je rentre épuisé,
Le chat me pisse dessus,
J'ai pas le courage de crier,
Oh non, je n'ai pas vu,
Le tas de factures,
Qui m'attend,
Ça devient dur!

(refrain*2)


Je suis gentille, je vous laisse digérer tout ça et je poste mon histoire.
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Antoyne
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MessageSujet: Re: Oeuvres de ma plume!   Dim 6 Mai - 11:23

Bon Il y en a vraiment trop d'un coup

J'ai tout lu sauf les poèmes car je n'en suis pas friand, désolé

Ben ce que je peux dire c'est
J'aime beaucoup! Je trouve que tu écris très bien! En plus cela reste quand même assez fantastique et j'aime bien.
Mes préférées sont "Traque" (d'ailleurs, est-ce qu'il va y avoir une suite?)
et "Arte Moderna" parce que c'est ce que j'ai toujours pensé de l'art moderne

Bon c'est seulement dommage qu'il y en ai autant d'un coup...

Sinon vivement ton histoire
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Ortie
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MessageSujet: Re: Oeuvres de ma plume!   Dim 6 Mai - 11:59

Tu veux mon histoire? Tu vas l'avoir!

L'Ordre des Tigres

Livre I-La Création

Prologue


“Et vous savez ce qu’il a répondu?
-Non, vas-y, dis!
-Hum...”Monsieur je suis peut-être un tas de merde, mais vous vous êtes un porc!”, qu’il a dit de sa voix perchée, l’autre est resté sans voix.”
Gwi’Caer mêla son rire à ceux des autres, quel fameux conteur que ce Fald! Il avala une lampée de bière, et continua à écouter la conversation.
“Rhalala, le duc est peut-être long à la détente, mais quand il s’y met, il s’y met! Eh Gwi’, félicite-le de ma part quand tu le verras.
-Pas de problème!”
Gwi’Caer est le plus haut marchand de Crec, et peut-être le plus gros aussi, car sa renomée ne venait pas seulement de sa marchandise, mais aussi de son poids. Parti d’un simple lopin de terre, il avait gravi les échelons de la société, et fréquentait maintenant les personnages les plus importants jusqu’au Roi, et nageait dans le bonheur absolu. Il venait de marier sa fille à un ministre haut placé qui avait soixante dix ans, mais peu importe l’âge, la dot avait été importante, il s’habillait de vêtements incrustés de rubis, et faisait bonne chère à chaque repas, il sourit.
“Eh, tu rêves!
-Non, non, je pensais aller fumer un Brin dehors, vous venez?
-Très peu pour moi, la dernière fois, j’ai rendu mon repas.
-Ah, c’est de l’argent perdu, ça!, s’écria Fald en riant.
-Bah, il en a tellement!, répliqua Gwi’Caer.”
Leur rires se firent entendre à l’autre bout de la pièce, l’aubergiste soupira, il était passé trois heures du matin, et ils étaient toujours là, demandant et redemandant de la bière, il bailla.
“Eh, l’ami, apporte-nous encore de la bière.”
Le brave homme s’empressa de leur rapporter quelques chopes de bières. Gwi’Caer finit sa chope et se leva, cherchant dans sa poche l’herbe tant convoitée, il finit par mettre la main dessus et sortit.
Le commerçant respira l’air pur, et alluma un Brin, il regarda la fumée s’envoler jusqu’au ciel sombre. Il entendit un craquement, il se retourna, et aperçut une forme sombre.
“Qui est là?
-Certainement pas un ami, répondit une voix rauque.”
Il frissona.
“T’as peur gros porc? Allons...
-Si c’est de l’argent que vous voulez...
-Tsss...L’argent... T’as que ce mot là à la bouche?
-Je...”
La forme s’avança, et Gwi’Caer distingua un homme presque nu, tout bleu. Il sursauta.
“Vous êtes...
-Je suis...Non, non, fit l’homme en voyant le commerçant qui s’apprêtait à s’enfuir. Ça ne sert à rien, t’es trop gros. Je te rattraperais en moins de deux. Laisse-moi te voir à la lumière, oui comme ça... Eh ben, si je dois vivre dans un corps pareil pendant un mois, ça va être gai!
-Pitié, supplia Gwi’Caer.
-Pitié? Est-ce que vous avez eu pitié de nous?” Gronda l’homme.
Gwi’Caer se tassa sur lui-même en tremblant. L’homme s’approcha, menaçant. Le commerçant voulut crier, mais son cri se mua en un cri muet. L’homme prit sa forme dans un nuage de fumée bleu.
“Bah...! Comment-tu fais pour vivre dans un truc pareil! Fit l’homme visiblement dégouté.”
Gwi’Caer regarda son double faire des grimaces.
“Mais je vais bien m’amuser!”
L’autre pointa son doigt vers Gwi’Caer qui disparut et partit d’un pas allègre vers l’auberge.


1.

Le jour commencait à se lever, des trainées oranges, roses, violettes et jaunes s'étalaient sur un ciel bleu sombre. Quelques points de lumière éclairaient Lidr, capitale du Royaume de l'Ours, on aurait pu croire que tout allait bien mais il y avait quelque chose, et ce quelque chose était un long mur de brique et de fer, coupant le royaume en deux, et par la même occasion, la capitale. Construit par les Vrers, habitants du Royaume de l'Aigle. Les deux royaumes étaient en guerre, à cause d'un stupide assassinat. Le roi du Royaume de l'ours avait été tué, et les Vrers avaient pris le pouvoir. Ils avaient postés deux gardes tous les cinq cent mètres le long du mur.

Vart frotta ses mains pour les réchauffer puis souffla dessus, il grogna, son souffle se transforma en buée qui s'envola en tourbillonant vers le ciel.
"Fait froid, hein?, intervena son compagnon.
-Ouais, tu l'as dit!
-Foutu hiver!On s'les gèle ici! Et pis obligé de surveiller c't'enfoiré de mur, au pays, au moins y fait chaud!
-J'en ai marre de ce pays, y fait froid, y’a rien à bouffer, et leur bière, c'est de la pisse!
-Si t'as froid, pisse-toi dessus, ça te réchaufferas les jambes!", fit l'autre en rigolant.
Vart l'imita de son rire gras et ils repartirent dans l'autre sens sans remarquer la silhouette noire qui avait lancé un corde de l'autre côté du mur.

Earwin se tapit dans l'ombre, repoussant distraitement une mèche de ses cheveux , elle attendit, puis assura la corde, elle jeta un coup d'oeil, elle soupira, mit son sac à dos et se suspendit à la corde prudement. Agile, elle arriva rapidement de l'autre côté.
On lui avait toujours dit qu'elle était souple, "comme un chat" disait Batiste, le garçon-boulanger, c'était pour ça qu'on l'avait designée pour ces missions: aller chercher des colis de l'autre côté du mur, en zone occupée et les ramener.Elle prit place sur le balcon et récupéra la corde, elle atterit souplement sur le sol et se dirigea vers le centre.
Une groupe de soldats passa, et Earwin se tapit dans l'ombre. Elle reprit sa route dès qu'ils furent passés, et arriva en vue d'une petite maison coincée entre deux auberges. Elle entra, et ayant dissimulé son paquet elle monta à l'echelle. Arrivée dans une sorte de grenier, la jeune fille se dévêtit, troquant ses vêtements sombres au profit d'une tenue en toile.
Elle s'approcha d'un petit tas de paille, un grognement l'accueillit.
"Oui, je sais je suis en retard, mais môssieur peut bien attendre vingt petites minutes pour manger!
-Mpff!"
Elle attrapa un morceau de viande sur une étagère et lança par terre, le tas de paille remua.
"Vous daignez sortir maintenant!Quel honneur!"
Un bébé tigre sortit du tas de paille, c'était un tigre blanc agé d'une petite année, il s'approcha du morceau doucement et le renifla, il releva la tête avec une moue mécontente.
"Eh oui! Fini le lait!T'es un carnivore maintenant!"
Le tigre goûta un petit morceau, et le mâcha lentement, il émit un petit grognement, et reprit un autre morceau.
"Tu vois que tu aimes ça! Bon à moi!"
Elle se servit elle aussi un morceau, prit du pain, et s'assit par terre pour manger, lorsqu'ils eurent finis, Earwin s'approcha du tigre.
"Bulle?"
Le tigre s'approcha et se blottit dans ses bras, elle se roula en boule, et s'endormit.
Un rayon lui chatouilla le nez, elle bailla et ouvrit les yeux pour se retrouver nez à nez avec une truffe humide, elle se recula vivement, et vit que c'était son tigre;
"Bulle!Je t'ai dit de ne pas faire ça, j'ai cru que c'était un chien de garde!"
Bulle baissa les oreilles, Earwin soupira et le prit dans ses bras.
"Garnement! On dirait un garçon!
-Grr!
-Eh ça va! Je te taquine!"
Elle avait trouvé Bulle dans une foire, son dresseur voulait le tuer, car à son goût, le bébé tigre n'éxécutait pas assez vite les tours qu'il voulait lui enseigner, Earwin l'avait récupéré en échange de quelques pièces d'or. Elle l'avait apprivoisé, et l'avait baptisé ainsi car un jour en rentrant, elle le trouva en train de jouer avec un savon, le tigre l'avait avalé et avait commencé à faire des bulles.
Elle revint brusquement à la réalité quand Bulle lui mordilla les pieds.
“Ah oui! Marché aujourd’hui! Tu veux venir?
Le tigre blanc bondit dans ses bras.
“D’accord, j’ai compris. Après, je livrerai mon paquet.”
Elle attrapa son sac et mit Bulle dedans, elle prit son paquet et sortit en mettant sa capuche, elle ne tenait pas être repérée. Les bruits du marché parvenaient jusqu’à elle, elle distingua de la musique et sourit, il y avait du spectacle aujourd’hui! Elle arriva, fit rapidement ses courses et s’approcha de la place lentement, savourant chaque note.
Deux musiciens et un danseur éxécutaient des morceaux bien connus appartenant au folklore. L’un jouait de la flûte, l’autre du violon. Le troisième virvoltait, sautait, dansait, faisait des cabrioles au son de la musique. Il était jeune, environ 17 ans, le même âge qu’elle, il avait des cheveux bruns, court devant, longs et attachés en queue de cheval derrière, il enchaînait les mouvements sans fatigue, plein d’énergie.
Quelques personnes jetaient des pièces dans un chapeau usé et rapiécié, à en juger l’état de leurs vêtements, ils ne croulaient pas sous l’or. Earwin remarqua un louveteau allongé, faisant sa sieste près de la roulotte, elle sourit, attendrie, Bulle sortit légèrement sa tête et grogna en sentant l’odeur du louveteau.
“Jaloux, va!”
Véxé, le bébé tigre retourna au fond du sac. Elle croisa furtivement le regard du troisième saltimbanque, il était d’un bleu profond.
“Ça te plaît?”, demanda une voix qui n’avait rien de sympathique.
Elle sursauta et se retourna, surprise, apercevant un garde royal.
“Aurais-tu peur?
-N...Non.
-Tant mieux, parce que je me serai posé des questions!
-Ah?
-Oui, car une personne qui passe le Mur quasiment toutes les nuits n’a pas peur...
-Je...
Les gens commençait à se rassembler autour d’eux, formant un cercle. Les musiciens avaient arrêté de jouer, le danseur s’approcha.
“Et pourquoi te caches-tu sous une capuche?”
Earwin recula mais trop tard, le garde enleva la capuche, dévoilant son aspect.
“Qu’est-ce que...?”
Étonné, le jeune homme devisagea la fille. Sa peau était recouverte d’une fine fourrure couleur miel, ses cheveux étaient couleur chataîgne et courts, tressés à certains endroits, ses oreilles pointues, elle avait des yeux oranges, il aperçut rapidement ses mains griffues. Elle n’était sûrement pas une humaine, il s’approcha davantage. La foule murmurait, il n’y avait aucun bruit.
“Laissez-moi!
-Oh non!”
Le garde l’attrapa par l’épaule, l’étrange créature dévoila ses canines pointues. Le garçon eut pitié d’elle.
“Elle vous a dit de la laisser, s’exclama t-il en s’avançant.
-Reste en dehors de ces affaires, toi, répondit hargneusement le garde, bouffon, va!”
Le jeune garçon bondit en attrapant un bâton, le garde dégaina son épée, l’acrobate dévia l’arme d’un mouvement adroit et passa derrière, l’arme se figea dans un poteau, à quelques centimètres de la tête d’un vieil homme. Le garde se retourna rapidement, brandit ses points et adressa un coup au garçon qui s’écrasa au sol. Il se releva et donna un coup de bâton au garde sur la nuque en exécutant un salto avant, le garde royal s’écroula assomé. Le garçon entraîna la jeune fille encore sous le choc dans les ruelles étroites de la ville.

“Aïe!
-Ne bouge pas tout le temps!”
Earwin épongea la blessure avec de l’eau, il grimaça.
“Merci, fit-elle.
-De rien, c’est normal, de quelle origine es-tu?
-Je ne sais pas, tu t’appelles comment?
-Loan, et toi?
-Earwin.
-C’est joli. Tu n’as pas de parents?, demanda t-il
-Non, je vis dans cette ville depuis que je suis toute petite.”
Elle pansa son front.
“Tu n’es pas bavarde, hein?
-Disons que je ne suis pas habituée à parler ouvertement à un individu que je connais pas, compte tenu de mon apparence.
-Je vois, euh, qu’est-ce qui bouge comme ça dans ton sac?
-Par Daïs! Je l’avais complètement oublié!”
Earwin sortit Bulle du sac, il grogna et fixa Loan.
“Très mignon, c’est une mode d’avoir un tigre comme animal de compagnie dans cette ville?
-Non pas du tout, je l’ai trouvé dans une foire. Non, justement il faut que je le cache, je ne sais pas ce que je vais faire plus tard, quand il sera grand.
-En effet, je ne sais pas moi non plus, fit-il.
-Vous êtes ici pour combien de temps?
-Environ deux ou trois jours, répondit Loan.
-Alors nous nous reverrons, j’ai un paquet à livrer.
-Ce soir peut-être?
-Non, je suis désolée, je crois que j’ai du boulot, plutôt demain, si tu veux, repondit-elle en souriant.
-D’accord, eh bien à demain.”
Ils se quittèrent sur un sourire. Earwin partit vers les quartiers du centre après avoir remit Bulle dans le sac et sa capuche. Cette partie de la ville était la plus dévastée, les hommes du Sud y avaient lancés des lances enflammées et presque tout avait brûlé. Elle vérifia l’adresse de son destinataire et déboucha dans une rue où presque tout avait été détruit. Seule une maison imposante à la limite du manoir tenait debout, elle ne semblait pas avoir été touchée par les flammes. Earwin toqua à la porte, patienta quelques secondes puis la grande en bois s’ouvrit et tomba nez à nez avec un drôle d’individu.
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Ortie
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MessageSujet: Re: Oeuvres de ma plume!   Dim 6 Mai - 12:00

2.

"Passeur: Les Passeurs sont ceux qui circulent entre les mondes, ils ont un peu de pouvoirs magiques, apprennent le maniement des armes et de la magie pendant vingt-ans. Ils se reposent à Griff'Rael, l'Inter-monde, où seuls eux peuvent venir.
Ils sont de tous origine et de tous les mondes, ils sont également hybrides et possèdent des familiers."

Extrait de l'Encyclopédie des Mondes, de Jan Melc'Hir.

Il était jeune, grand, des cheveux noirs et courts coiffés en arrière. Un regard gris intense, des traits fins et réguliers avec une petite barbiche et une boucle d’oreille en argent sur l’oreille gauche. Il était vétu d’un costume noir, d’un gilet orange, d’une chemise rouge. Il fronçait les sourcils, il devait être en train de travailler. Son air passa du mécontentement à la surprise en la voyant.
“Monsieur Laenyc Thomas?
-Oui c’est moi, c’est pour...?
-Une livraison, s’empressa t-elle de répondre.
-Une li...Ah oui! Entre donc! Ton nom?
-Earwin Meara, monsieur.”
Il eut un air de bienveillance et marmonna.
“Enfin...Depuis si longtemps...”
Elle allait dire quelque chose quand il se retourna soudainement.
“Veux-tu quelque chose?
-Oui, répondit-elle surprise.
-Tu veux quoi? Du thé, un café, du chocolat...?
-Vous avez du chocolat? Mais il n’y en a plus depuis longtemps!
-Eh bien chez moi, il y en a encore!”
Ils entrèrent dans la maison. Earwin agrandit les yeux en voyant la première pièce, elle servait visiblement de bureau car un mur entier était recouvert de livres, elle avait une forme étrange, il y avait deux murs qui formaient un angle droit, un troisième était arrondi, couvert de plusieurs cartes de pays étranges. Des étagères qui avaient des objets étranges aux éclats dorés et argentés composaient le troisième mur. Un bureau était installé au milieu, il était fait de bois sombre, avec des tiroirs rouge bordeau sur les côtés. La pièce en elle-même était sombre, seulement éclairée par des bougies. Earwin voulut examiner les cartes de plus près, mais Thomas la poussa vers une autre porte.
“Tu auras d’autres occasions, crois-moi!”
Earwin fronça les sourcils, “d’autres occasions”? Ils traversèrent un couloir encore plus sombre que le bureau. La deuxième pièce était aussi surprenante que la première, elle était ronde, assez grande et les murs était tapissés de livres de toutes tailles et grosseurs, un escalier en spirale conduisait à un deuxième étage, le plafond était en verre et l’ensemble était magnifique, bien éclairé, avec plusieurs tables et fauteuils.
“Waow!
-Ce n’est pas moi l’architecte, ce sont les elf...Hum, en effet, c’est très beau.”
Earwin le dévisagea, Thomas lui sourit, déposa le paquet sur une table.
“Je vais chercher ton chocolat chaud!”
Il disparut par une porte. Elle fit le tour de la pièce, lentement, observant tout, puis finit par s’installer dans un fauteuil. Thomas arriva et lui servit son chocolat, Earwin le remercia d’un sourire, et savoura chaque gorgée. Le jeune homme déballa le paquet, admira la couverture, le feuilleta et le rangea dans une étagère.
“Vous avez combien de livres ici?
-Euh...Oulà, pas loin de cent mille.”
Elle faillit s’étouffer, cent mille! C’était le double du nombre d’habitants de Lidr!
“Il y a de tout, reprit-il, non sans avoir jeter un coup d’œil inquiet à la jeune fille, de la magie, de l’illusionisme, de l’ethnique...
-De la “magie”?
-Oui, c’est un sujet courant.
-Et de l’ethnique? Pourtant, il n’y a pas grand chose à observer sur nous...
-Là est l’erreur. Pourquoi crois-tu qu’il y a la guerre? Ce n’est certainement pas à cause de l’assassinat, non, c’est à cause des habitants du Sud, en particulier leur souverrain qui veut plus de territoire. Les humains sont certainement les plus bêtes de tous les peuples!”
Il comprit son erreur trop tard.
“Quels autres peuples?
-Enfin, je veux dire ceux du Sud!, se reprit-il.
-Vous me cachez quelque chose depuis tout à l’heure.
-Pas du tout!
-Ne faites pas semblant, je commence à y être habituée, vous savez.
-Tu le sauras plus tard.”
Un sonnette retentit.
“Je dois aller...”
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MessageSujet: Re: Oeuvres de ma plume!   Dim 6 Mai - 12:01

3.

"Drils: Mi-hommes, mi-animaux, ce sont les alchimistes, ils concoctent les poisons les plus dangereux mais peuvent créer des remèdes à presque toutes les maladies, ils vivent à Leferth, et sont entourés d'une faune et d'une flore impressionantes. Ils sont solitaires."
Klerc Aram'n, les races sitariennes.

Une silhouette sombre se tenait sous un porche, à l'abri de toute lumière qui trahirait sa présence. Griffin Fler'n soupira, il pleuvait à torrent, il détestait la pluie, cela mouillait sa fourrure. Il distingua à travers le rideau de pluie une forme sombre qui s'approchait, il esquissa un sourire, enfin... La forme sombre se transforma en un humain qui, visiblement, était bien nourri.
“Alors?
-C'est fait monsieur, il a “disparu”.
-Bien, du bon travail, Scorn, garde cette forme; et arrange-toi pour rester près du roi, mais attention!”
   L'humain grassouillet hocha la tête, et disparut. Griffin se détendit, la première partie de son plan était réussie, il étouffa un baillement, et s'éloigna tranquillement.
                                 ***
“Bien.”
Earwin sursauta, Thomas était revenu avec deux assiettes largement remplies de gâteaux tous appetissants; Thomas surprit son regard, il sourit, amusé.
“Mange, après je te ferais visiter le reste de ma demeure.
-Comment vous faites pour garder votre maison en si bon état?
-Secret de maison”, fit-il avec un clin d’œil.
Elle n’insista pas, et finit de manger son gâteau, un ronflement vint perturber le silence qui s’était installé.
“Qu’est-ce que...?”, commença Thomas mais Earwin l’interrompit d’un geste. Elle souleva son sac, l’ouvrit et sortit Bulle, complètement endormi. Elle le secoua doucement, le tigre ouvrit les yeux en baillant, s’étira et sauta des genoux de sa maîtresse et s’approcha de Thomas. Le jeune homme eut un geste de recul puis se ressaisit et caressa d’une main prudente le tigre blanc.
“Ça fait tellement longtemps que j’en ai vu un, et j’ignorais sa présence ici.
-Normal, je le cache.
-Où as tu trouvé ce tigre?
-Dans une foire, je l’ai sauvé d’une mort certaine.
-Il est magnifique”, murmura Thomas complètement absorbé par le regard bleu du tigre.
Earwin s’éclaircit la george, le jeune homme sursauta, il rougit, gêné, il se leva posant délicatement Bulle sur le sol.
“Allons-y.”
Un autre coup de sonnette retentit.
“Décidement! Accompagne-moi.”
Il la fit sortir par une autre porte, ils traversèrent une immense pièce remplie de fauteuils moelleux, de tapis, quelques miroirs et tapisseries ornaient les murs. Earwin arrondit les yeux.
“Le salon”, fit simplement Thomas. “Enfin, le premier.
-Il y en combien?
-Euh...Quatre, mais plus petits.”
Thomas ouvrit une porte, et ils débouchèrent dans un couloir éclairé par des torches, la jeune fille distinguait des portraits accrochés aux murs. Enfin, il ouvrit la porte d’entrée.
Quelqu’un enveloppé d’un long manteau marron, et dont la tête était recouverte d’une capuche se tenait sur le seuil.
“Oui?
-C’est moi, fit simplement le visiteur.
-Déjà?
-Ça été plus rapide que prévu.
-Eh bien, entre, je t’en prie.”
La personne entra et enleva sa capuche, c’était un “homme”, du moins quelqu’un de type masculin, il avait les cheveux or qui tombaient en cascade sur ses épaules, des yeux marrons qui brillaient d’une lueur malicieuse, des oreilles en pointes, une peau mate, et un sourire aux lèvres. Les deux hommes s’embrassèrent.
“Ça fait tellement longtemps!”
Le visiteur enleva son long manteau, il était vêtu d’une tunique verte aux manche courtes, en-dessous il portait une tunique aux manches longues, blanche, il avait des gants en cuirs qui recouvraient son bras, une ceinture à la boucle en or serrait sa tunique, il portait un pantalon ample et blanc, et de longues bottes en cuirs. Un sac était accroché à ses hanches, un carquois rempli de flèches aiguisées reposait sur ses épaules ainsi qu’un petit arc. Il surprit Earwin qui le dévisageait.
“Qui est-ce?, demanda t-il à Thomas.
-Ma livreuse.”
Il fronça ses sourcils.
“Earwin Meara”, complèta Thomas.
Le visiteur tourna autour d’elle en hochant la tête, mal à l’aise, elle fixa ses pieds.
“Parfaite! Tu as évalué ses capacités?
-Non pas encore, elle est arrivée, il y a une heure.
-En effet.”
Thomas se tourna vers Earwin.
“Earwin, je te présente Elric, Elfe de son état, fils de San, roi d’Elir, le deuxième monde, et de Armiel, reine d’Élir, frère de Malia, princesse d’Élir. Décoré du titre de l’Épée d’Or, lors de la bataille de Fern, du titre du Meilleur Apprenti, élève de Termian, Maître-Guérisseur, du titre de Tireur d’Argent. J’ai rien oublié?, fit-il en direction d’Elric.
-Non, je ne crois pas.
-Comment tu fais pour retenir tout ça?
-Ça, je me le demande tout le temps.
-J’ai vraiment du mal, la prochaine fois, arrange-toi pour que ça soit toi. Euh...Earwin?”
Elle était restée bouche bée durant la tirade de Thomas, et l’était encore. Elle referma sa bouche.
“C’est une blague?
-Non.
-Mais, un elfe, ça n’existe que dans un livre de contes pour enfants.
-Alors pourquoi es-tu différente?”, répliqua Elric, qui se méla dans leur conversation, “pourquoi ta peau est-elle recouverte d’une fourrure? Pourquoi as-tu une truffe à la place du nez? Parce que tu n’es pas de ce monde, tu es une Drile, pas une humaine.
-Je l’avais remarqué”, maugréa Earwin.
Des souvenirs jaillissaient dans sa mémoire, aussi loin qu’elle se souvenait, elle était comme ça depuis toute petite, subissant les moqueries des autres enfants des rues. Elle se souvenait des longues soirées passées à pleurer, Drinian qui lui refusait l’entrée dans la Guilde des Voleurs parce qu’elle était différente, les gamins qui l’évitaient crachant sur son chemin, les regards effrayés de leurs mères, les habitants qui se mettaient à plusieurs pour l’insulter, qui lui lançaient des cailloux, qui la battaient comme un chien. Une larme coula le long de sa joue, elle l’essuya de sa main, et releva la tête, Thomas et Elric la regardaient, inquiets.
Bulle s’approcha en gémissant, il gratta le bas de ses jambes, elle le prit dans ses bras, et le caressa doucement. C’était lui qui l’avait sauvée, lui qui lui avait donné envie de se battre et de survivre.
“Désolé, fit l’Elfe embarrassé.
-C’est pas grave.”
Soudain, l’Elfe dut s’appuyer au mur pour ne pas tomber, il se tint le front en gémissant, Thomas s’approcha pour le soutenir.
“Elric, ça va?
-Manque de sommeil”, répondit l’Elfe, “je n’ai pas dormi depuis une semaine.
-Une semaine! T’es malade ou quoi! Je te prépare un lit, et au dodo!”, Thomas se tourna vers Earwin, “écoute, je n’ai pas le temps de t’expliquer ce qui se passe, mais plus tard, je te le promets.
-D’accord.”
Thomas et Elric disparurent dans le couloir, et Earwin se rappela qu’elle ne se rappelait pas du chemin. Elle ouvrit une porte au hasard et heureusement, c’était le bureau, elle le traversa, elle entra dans la bibliothèque, et se laissa tomber sur un fauteuil. Elle se massa les tempes, et réfléchit. Une Drile, c’était donc ça, elle soupira, elle ferma les yeux, et se laissa emporter par le sommeil.
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Bawelt
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MessageSujet: Re: Oeuvres de ma plume!   Dim 6 Mai - 12:05

J'avoue que je suis pas fan du tout.
Je ne pourrais pas te donner de conseil car tu écris bien, tu narres bien, mais bon, je fais une overdose de ces univers, bref, ça me botte pas.

Le seul qui m'ai interpellé est Arte Moderna.
Qu'on soit d'accord, tu caricaturises les péteux seulement, parce que le premier qui attaque Picasso ou Miro, il ne ressort pas vivant de ce topic ^^

Mais continue à poster tes oeuvres !
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MessageSujet: Re: Oeuvres de ma plume!   Dim 6 Mai - 12:19



Vraiment bien. Un peu plus d'incohérence que dans les nouvelles, mais sinon j'aime beaucoup.

La suite!
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Crubi
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MessageSujet: Re: Oeuvres de ma plume!   Dim 6 Mai - 12:56

feuh... j'ai pas pris le temps de tout lire encore, j'ai juste lu "traque"
ton style est sympa, mais il fait encore ... ado je trouve... et ça va trop vite... même si c'est une nouvelle, tu passes trop vite les détails, même si il y a effort de description... je trouve qu'on ne reçent pas assez ce que pense les personnages.
je ne sais pas trop ce qui géne, et je ne sais pas comment font les auteurs pour remplir leur page, mais tu devrais prendre un peu ton temps
j'ai relevé juste une ou deux formules un peu maladroites:
"la deuxième fois c'était au même endroit cette fois"
" je mis ma tête dans mes bras" (<-- je me mis la tête dans les bras)
et je trouve que c'est un peu trop facile pour le gamin de s'enfuir.. et on ne sait pas pourquoi les Faerie sont enfermés, ou poursuivit...
et ton histoire à l'air de se déroulé au début du siécle, donc, le parchemin, c'est peut-être un peu daté quand même...$
vala...
mais là je pense que tu vas pouvoir calmer un peu le jeu, le temps qu'on en lise quand même!
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Crubi
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MessageSujet: Re: Oeuvres de ma plume!   Dim 6 Mai - 13:00

bon, j'ai lu les premiers poème...
et est-ce que tu travailles les pieds, les mètres de tes poèmes?
en fait, là je trouve que ça se contente plutôt de faire des rimes.
c'est plus jolie quand il y a une logique à tes mesures...
même si c'est pas que de l'alexandrin ou du décasyllabe ou quoi, mais varier aussi, en restant logique entre tes strophes...
(fait attention au vocabulaire (sauf si c'est volontaire)) mais "cieux" avec "avachis" c'est pas trop le même registre, ça fait bizarre.

et pis pour faire chier "c'est la faute des anciens" ça fait mickey 3D quand même ^^
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Crubi
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MessageSujet: Re: Oeuvres de ma plume!   Dim 6 Mai - 13:12

j'ai quand même eu le courage de lire le premier chapître...

tu imites Robin Hobb avec ton morceau d'encyclpédie... mais je pense que tu devrais étoffer un peu plus ton univers... lui donner une histoire plus structurer, plus cohérente...
et je trouve que tu veux aller trop vite à l'action et au coeur de l'histoire... dans celle -ci aussi tu vas trop vite. ça dit tout de suite que c'est un ados qui l'écrit...
prend un bouquin que t'aimes bien et regarde à partir de quel moment il commence à avoir vraiment de l'action, des intrigues. généralement c'est pas avant les 2 ou 3 premiers chapîtres je pense.
...
valà, j'arrête sinon je vais passer pour une chieuse...
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MessageSujet: Re: Oeuvres de ma plume!   Dim 6 Mai - 13:16



Tiens j'ai pensé pareil. Même que je me demandais comment elle allait tout nous expliquer avec si peu d'indice dans l'histoire.

Je pense que Crubi a vraiment cerner le problème principal : la rapidité. En général, dans ce genre de livre, on rentre vraiment dans l'histoire vers le 5eme chapitre au minimum.
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MessageSujet: Re: Oeuvres de ma plume!   Dim 6 Mai - 13:39

J'ai lu Traque, c'est vrai que la narration est particulière du fait que ca soit un enfant puis adolescent qui raconte l'histoire. De ce fait, (comme le disait les autres) pas mal de détails passent à la trappe ( c'est dommage sniifff). Sinon l'histoire est bien sympa c'est vrai qu'il y a quelques anachronimes. Sinon je trouve que ca peut très facilement transformé en collab avec un dessineux.

Je vais trouver le temps de lire les autres plus tard, et essaye d'étoffer un peu les autres avant de les poster

_________________
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MessageSujet: Re: Oeuvres de ma plume!   Dim 6 Mai - 17:25

Bawelt=>t'inquiète pas, c'était une nouvelle pour me déchaîner après avoir un expo de merd...

Crubi=>Euh non, je ne travaille pas ça, j'ai horreur de ça(enfin c'est peut-être du à ma prof de Français).
Le fait que l'histoire aille vite au départ est normal, quand il y aura quelques explications sur ses origines, ça va se poser, vous verrez.

Antoyne=>regarde la réponse à Crubi.

Tsico=>je suis entrain de réfléchir à une mise en scénario, mais c'est dur!
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MessageSujet: Re: Oeuvres de ma plume!   Dim 6 Mai - 17:47

WHOUA, j'ai pas tout lu mais j'en ai lu pas mal et "Traque" me plait beaucoup!J'aime beaucoup ta façon d'écrire ! Je pose la même question qu'Antoyne: y'aura une suite de Traque?
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MessageSujet: Re: Oeuvres de ma plume!   Dim 6 Mai - 18:31

Saymone=>j'avais pas prévu, mais comme tout le monde me demande s'il y aura une suite, donc j'y réfléchi.
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MessageSujet: Re: Oeuvres de ma plume!   Lun 7 Mai - 21:44

c'est terriblement dommage de zapper les description! c'est l'essence même de l'écriture et qui lui donne son intérêt à coté du cinéma!!
être guidé mais pouvoir imaginer ... parce que si tu te "résume" à raconter l'histoire... ça fait cinéma raconter... au ciné y a que l'histoire, les dialogues, les décors sont inclus dans le fond...

je reviens pour continuer
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MessageSujet: Re: Oeuvres de ma plume!   Lun 7 Mai - 21:51

en fait j'ai rien à rajouter pour l'instant...
si ce n'est:
tu aimes l'assassin royal apparement... et bien regarde les descriptions qu'elle fait Robin Hobb... même si ils n'ont pas une place principale ils sont tout à fait présent...
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MessageSujet: Re: Oeuvres de ma plume!   Lun 7 Mai - 21:53

Euh, Crubi, non.

Désolé, je en t'accorde pas du tout le fait que la description est l'essence de la littérature.
La littérature serait quoi ? Un moyen de dire, de décrire les choses ? D'apposer des mots sur une réalité. Philosophiquement parlant, on appelle ça se voiler la face, s'embourber dans une illusion d'une réalité interprétée qui n'a rien à voir avec la vérité.

La poésie, la littérature, la peinture, la sculpture sont des arts, et par définiton ne transmettent pas de messages prédifinis, n'exposent pas de choses prédifinies et pré-interprétées. L'essence même de l'art (et de l'art conceptuel d'ailleurs) est de montrer quelque chose qui n'est pas forcément dicible.

Bacon a dit "Si on peut le dire, pourquoi le peindre ?"

Je ramène cette maxime à la littérature, décrire pour décrire est inutile. Qu'elle décrive comme elle peut ce qu'elle veut !
Comment une vérité, un sentiment, un être peut-être véhiculé (désolé pour le barbarisme) par une description.

Non, je ne pense pas que ça soit une solution.

A mon humble avis, son style étant déjà délicat, ça serait dommage qu'elle rentre dans des canons "pour plaire".

Je ne critique pas ton bon gout Crubi, bien évidemment, à bon entendeur, je tenais réellement à poster cette nuance et dire à Ortie, fixe ce que tu veux écrire et fais le comme bon te semble !
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MessageSujet: Re: Oeuvres de ma plume!   Lun 7 Mai - 22:37

oO
wouuuuaaaaaa
jamais tarte n'aura était aussi bien lancé dans ma face
je m'incline et te salut
accepte ta correction
et veuille pardonner mon point de vue...
il est bien sûr personnel, et je me contenterai de le proposer
^^
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MessageSujet: Re: Oeuvres de ma plume!   Lun 7 Mai - 23:05

Oula ca s'échauffe par ici !

Bawelt > Zola décrit l'opulence des tissus dans de nombreuses pages ( je pense notamment à " Au bonheur des dames ") pourtant la finesse de la broderie des gants en soie ne paraît pas être un élément crucial du roman et il me semble que la qualité des tissus ne soit pas un thème absolument passionant, je crois d'ailleurs que ces indénombrables descpritions sont présentes plus pour accentuer l'effet d'abondance et d'opulence des grands magasins plutot que pour le sujet de la descprition en lui-même. En ce sens je trouve que c'est plus du "remplissage volontaire et nécessaire" que de l'art proprement dit même si on regroupe cela dans le terme littérature.

Tout cela pour dire que je trouve le style d'Ortie assez "épuré", il est agréable à lire. Je soutiens Crubi sur le fait que ca me dérangerais pas qu'il y ait plus de descriptions ( c'est parfois un peu frustrant de voir qu'il n'y en a pas beaucoup) mais je suis assez d'accord avec Bawelt quand il dis qu'Ortie est libre d'orienter son style et que d'une certaine facon l'absence de description développe l'imaginaire.

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MessageSujet: Re: Oeuvres de ma plume!   Mar 8 Mai - 12:21

(débat ! chouette !)

Crubi : j'ai dit ça sans volonté aucune de me la péter ou casser, mais je pensais que c'était important, à prendre sans trop de sérieux non plus (au cas où)

Tsico : Pour avoir lu Zola, Balzac, je te rejoins, ya de la description en effet. Que l'on doute de l'utilité de ces descriptions vis-à-vis de l'histoire, d'accord. De là à faire du remplissage nécessaire, je te botte un peu les fesses.
Tout d'abord, tu n'es pas obligé de voir une description barbante et poussé à l'extrême vis-à-vis d'une histoire, d'un contexte précis. Pourquoi avoir ce besoin de décrire avec précision le ventre de la locomotive éventrée comme une immense carcasse suitante et organique (la Bête Humaine), pour montrer qu'elle était vivante ?? Non, je ne pense guère.
Et à partir de là, on touche à la poésie, ou comment utiliser les mots et la langue pour se laisser entrainer dans des figures, des abstractions pourquoi pas, juste pour la beauté de la chose et pourquoi pas faire ressortir une vérité ?

Voilà ce que j'accusais Tsico, donner une finalité à quelque chose. Je reprend (si tu le permets) un de tes derniers dessins avec le tuyau au premeir plan. Tu as dis le faire en remplissage en es-tu réellement sur ????
Peut-être qu'en effet des descriptions sont manquantes, peut-être que le tout parait superficiel, là n'est pas mon interrogation. Ce qui me dérange, c'est qu'on lui dise de faire des descriptions ainsi. Elle en fera soit, mais pour dire quoi ? A-t-elle le besoin de ces descriptions pour dire ce qu'elle à a dire, peut être ! C'est à elle seule de le savoir.

Le langage est une barrière énorme, ne nous leurrons pas. Avec les clampins (pas vous hein ^^) qui essaie de nommer les formes et les couleurs de Picasso ou de savoir ce que raconte une musique, ils sont pas prêts de faire quelque chose de ce qui est autour d'eux en y mettant des noms tout machés, les enfonçant dans leur propre illusion, mais je me répète.

Pour conclure, Ortie a sans doute des choses à dire dans ses textes, des valeurs, mais qu'elle ne peut elle même nommer, pourquoi les enrober de concret plus ou moins exact pour les atténuer en se disant "autant leur faire comprendre ça puisque jamais je ne pourrai faire ressentir le quart de ce que je ressens" et là est le lot de tout écrivain ! De là qu'on lui dise de faire des descriptions, je ne pense pas que ça soit la meilleure solution, après, c'est à Ortie de me démentir via ses textes !
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MessageSujet: Re: Oeuvres de ma plume!   Mar 8 Mai - 12:37

Citation :

Pour conclure, Ortie a sans doute des choses à dire dans ses textes, des valeurs, mais qu'elle ne peut elle même nommer, pourquoi les enrober de concret plus ou moins exact pour les atténuer en se disant "autant leur faire comprendre ça puisque jamais je ne pourrai faire ressentir le quart de ce que je ressens" et là est le lot de tout écrivain !

Je te rejoins sur ce point là et j'avoue que "remplissage volontaire et nécessaire" était peut être pas le terme le mieux approprié à la chose. Pour Zola je pense que ses descriptions sans fin font parti de son style qui peut être décris comme assez "lourd" mais qui à la fois, grâce à toutes ces figures de styles , retranscrit à merveille les ambiances. J'en viens au style d'Ortie, qui est à mon sens à l'opposé de celui de Zola ( la comparaison est assez osé et j'en conviens que les deux auteurs ne sont pas vraiment comparables) c'est à dire qu'il est plus épuré ( je me répète) mais lui aussi nous transmet une certaine atmosphère mais cette fois ci grâce à sa narration.

J'y vois plus très clair là donc il est fort possible que je me sois contredis dans ce que j'ai dis.

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